femme pressee« Agnès, psychiatre, a grandi au sein d'une famille dans laquelle les « Rapides » régnaient au détriment des « Lents ». Chez les Bach, tout était classé, mesuré. Ainsi, le « Temps de qualité » (lire, écouter de la musique, discuter) s'opposait au « Temps bon marché » (faire du sport, jouer, aller aux toilettes), tout comme il existait une frontière entre les « gens intéressants » et les autres. Elle était rapide, sa sœur était rapide, son père rapide, sa grand-mère rapide... Ceux qui étaient lents finissaient toujours par le payer. Agée de 48 ans, Agnès n'a jamais cessé de vivre sous la pression de cette perception temporelle anormalement accélérée et éprouve chaque jour davantage la nostalgie des rares moments d'ennui qu'elle a pu connaître dans son enfance. Consciente de souffrir d'une forme avancée de « maladie du Temps », elle qui croyait tout savoir et tout comprendre, doit désormais admettre qu'elle est passée à côté de tout ou presque... Juxtaposant ses souvenirs de petite fille, d'adolescente et de femme – dans une narration où récit à la première et à la troisième personne se répondent –, Agnès se lance dans un parcours du combattant pour tenter d'échapper à la tyrannie de cette course éperdue contre le temps, et laisser s'épanouir sa véritable personnalité »


On ne peut qu'être séduit d'emblée à la lecture de la quatrième de couverture tant le parcours de l'héroïne ressemble à s'y méprendre au nôtre, à cette fameuse problématique de la « gestion du temps » qui chronomètre nos vies et entrave le « lâcher-prise » pourtant nécessaire, en nous culpabilisant dès que nous nous accordons quelques instants pour nous poser.

A toutes les personnes qui rêvent d'un temps retrouvé, propice à la contemplation et à la réflexion plutôt qu'à l'action à tout crin, lisez-ce livre, premier roman traduit en français d'Imma Monso, qui a reçu en 2012 le prix Ramon Llull, la plus importante distinction des lettres catalanes.

 

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