les desarmesUn jeune braqueur de banques, Baby Jack, est revenu dans sa ville d'enfance pour retrouver sa famille et au passage faire un hold-up. Mais il va devoir composer avec un groupe de mafieux locaux dont le boss à l'autorité vacillante a lui aussi prévu de cambrioler la banque... Braquage dans lequel sont également impliqués un flic ripoux violent qui mange à tous les râteliers et la mère de Baby Jack elle-même ! Ajoutez à tout ce « beau monde » un énigmatique jeune homme un brin obsédé et louche travaillant dans un hôtel et vous obtenez une histoire pleine de complots et de trahisons très surprenantes révélant toute la noirceur et toutes les névroses des protagonistes...

 

Ce western urbain / road movie ne laisse aucune place à l'ennui ! La force des Désarmés réside dans l'articulation des évènements. On pourrait presque parler de « montage » tant cette BD fait penser à un film ! Elle est construite un peu à la manière de Reservoir Dogs (de Quentin Tarantino), entremêlant dans une première phase longs flash-backs et courtes scènes dans le présent, et faisant se rejoindre le tout dans une seconde et dernière partie pour livrer une véritable « tragédie du pathétique ». Le dessin de Mezzo est parfaitement adapté à l'ambiance décadente de l'histoire : traits torturés, visages presque difformes, couleurs à la fois sombres et fades, comme « délavées ». Un dessin qui sait servir l'intrigue et révèle une grande maîtrise technique ! Très influencé par les polars « hard-boiled » et le film noir des années 50, Les Désarmés est une BD démontrant que l'espoir est capable de trouver sa source n'importe où, même dans un bourbier d'intrigues ou de situations aussi poisseuses que sordides...

 

 

Auteur(s) Pirus (Auteur) ;Mezzo (Illustrateur)
Titre(s) Les Désarmés / Pirus ; dessin de Mezzo.
Editeur(s) Paris : Drugstore, 2010.
Indice(s) 741.5

 

 

 

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